Des milliers d’oies blanches qui obscurcissent le ciel au-dessus des champs du Centre-du-Québec, le bruit sourd de leurs ailes, le chaos organisé d’une volée qui descend sur vos appelants — la chasse à l’oie des neiges est l’une des expériences les plus spectaculaires que la chasse québécoise peut offrir. Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une chasse réservée aux experts.
Au seuil de l’extinction au début du 20e siècle, la population d’oies des neiges dépasse maintenant un million d’individus au Canada — au point de menacer ses propres aires de reproduction arctiques. C’est pourquoi le gouvernement fédéral maintient une saison de récolte de conservation printanière depuis 1999, avec des règles plus souples que la saison automnale régulière. Deux saisons, deux approches, un gibier passionnant.
Vous planifiez votre première saison de chasse ? Consultez d’abord notre guide complet du chasseur débutant au Québec.
Sommaire:
L’oie des neiges : ce qu’il faut savoir pour mieux la chasser
Deux espèces à reconnaître
On trouve au Québec deux espèces d’oies blanches souvent confondues : l’oie des neiges (Anser caerulescens), la plus grande, et l’oie de Ross (Anser rossii), plus petite avec un bec sans dentelures visibles. Les deux migrent ensemble et peuvent être chassées dans les mêmes conditions réglementaires. L’oie des neiges existe aussi en forme bleue — plumage gris bleuté avec tête et cou blancs — représentant 3 à 4 % de la population.
Le couloir migratoire québécois
Les oies des neiges se reproduisent dans l’Arctique canadien et migrent deux fois par année le long du couloir du Saint-Laurent. Au printemps (mars à mai), elles remontent vers le nord en passant par le Centre-du-Québec, Montmagny et le Lac-Saint-Jean. À l’automne (septembre à décembre), elles redescendent vers la côte est américaine par les mêmes voies, s’arrêtant pour s’alimenter dans les champs agricoles du Québec. La fenêtre de passage peut durer de quelques jours à plusieurs semaines selon les conditions météo — un front froid accélère la migration, un temps clément la ralentit.
Comportement clé pour la chasse
L’oie des neiges vit en troupeau permanent — elle se nourrit, se repose et migre en groupe. C’est ce comportement qui rend les appelants si efficaces : une oie seule rejoint instinctivement un groupe qu’elle aperçoit au sol. Son sens de l’observation est exceptionnel. Les oies « apprises » — celles qui ont vu des installations de chasseurs — deviennent méfiantes rapidement. C’est pourquoi la saison printanière, où les oies ont déjà traversé la saison automnale de chasse, exige une installation plus qualitative qu’une pure accumulation de leurres.
Réglementation 2026 : deux saisons, deux permis
La chasse à l’oie des neiges relève de la réglementation fédérale sur les oiseaux migrateurs — distincte de la réglementation provinciale. Vous avez besoin de deux permis pour chasser légalement au Québec.
| Saison | Période 2026 | Limite de récolte | Permis requis | Règles spéciales |
|---|---|---|---|---|
| Automne | Début septembre – fin décembre | 20 oiseaux/jour Sans limite de possession | Permis fédéral + permis provincial petit gibier | Grenaille non toxique obligatoire (acier, bismuth, tungstène) |
| Printemps — Récolte de conservation | 10 avril – 18 mai 2026 (Districts A, C, D, E, F) | 20 oiseaux/jour Sans limite de possession | Permis fédéral spécial récolte de conservation | Appeaux électroniques AUTORISÉS (exception) Grenaille non toxique obligatoire |
| Printemps — Autres districts (B, G) | Dates variables selon district Consultez le règlement fédéral | Variable selon district | Permis fédéral spécial | Grenaille non toxique obligatoire |
Important : les dates de la saison de récolte de conservation printanière 2026 ont été modifiées. Pour les districts A, C, D, E et F, la saison est réduite à la fenêtre du 10 avril au 18 mai — soit une ouverture plus tardive qu’en années précédentes. Vérifiez votre district sur le site d’Environnement et Changement climatique Canada avant de planifier.
Les deux permis requis
- Permis fédéral de chasse aux oiseaux migrateurs considérés comme gibier — requis pour toute chasse aux oiseaux migrateurs. En vente en ligne et dans les bureaux de poste Canada.
- Permis provincial de chasse au petit gibier du Québec — requis en complément. Ce permis couvre aussi la gélinotte, le lièvre et autres petits gibiers.
- Pour la saison de conservation du printemps : le permis fédéral de l’automne précédent est valide pour la récolte de conservation du printemps suivant selon les règles en vigueur.
L’orange fluorescent n’est PAS obligatoire pour la chasse à la sauvagine (oies et canards). Portez plutôt un camouflage adapté à votre environnement — blanc ou blanc cassé au printemps pour vous fondre parmi les appelants.
Équipement : ce qu’il faut pour bien débuter
La chasse à l’oie des neiges est réputée pour la quantité d’équipement qu’elle requiert — surtout à l’automne. Voici une liste hiérarchisée avec les priorités absolues et celles que vous pouvez développer progressivement.
| Équipement | Détails | Statut |
|---|---|---|
| Fusil calibre 12 | Standard absolu — puissance et polyvalence optimales pour l’oie | Obligatoire |
| Munitions non toxiques | Acier BB, 1 ou 2 — longueur 3 à 3,5 pouces. Plomb INTERDIT. | Obligatoire |
| Appelants (décoys) | Minimum 24–36 pour débuter. Plein corps ou coquilles (shells). Centaines à l’automne. | Essentiel |
| Appeau électronique | Autorisé uniquement pour l’oie des neiges et l’oie de Ross. À placer à ~10 m de la cache. | Très recommandé |
| Cache de type ‘bed’ | Cache à plat sur le sol, spécifique à l’oie blanche. Vision panoramique 360°. | Recommandé |
| Camouflage blanc ou blanc cassé | Pour se fondre parmi les appelants au printemps — combinaisons blanches courantes. | Recommandé printemps |
| Permis fédéral oiseaux migrateurs | Obligatoire — distinct du permis provincial. En vente en ligne ou dans les commerces. | Obligatoire |
| Permis provincial petit gibier | Requis en plus du permis fédéral pour chasser les oiseaux migrateurs au Québec. | Obligatoire |
| Pour le repérage de la veille et l’identification des volées en approche. | Pour le repérage la veille et l’identification des volées en approche. | Fortement recommandé |
| Lampe frontale | Pour l’installation des appelants avant l’aurore, souvent à 4h–5h du matin. | Fortement recommandé |
Les appelants : la clé du succès
Le nombre d’appelants est critique à l’automne : les oies repèrent les grands groupes de loin, et une installation de seulement 24 leurres peut sembler peu convaincante quand les troupeaux comptent des centaines d’individus. L’idéal est de mettre vos appelants en commun avec d’autres chasseurs. Il existe trois types principaux :
- Plein corps (full bodies) : les plus réalistes, debout sur des piquets. Les plus efficaces mais aussi les plus encombrants et les plus chers. À prioriser au printemps quand la qualité prime.
- Coquilles (shells) : silhouettes semi-rigides, plus légères et moins encombrantes. Bon compromis pour constituer une grande installation.
- Leurres-sacs (sillosocks / windsocks) : légers, peu encombrants, se gonflent avec le vent et créent un effet de mouvement naturel. Moins réalistes mais très utiles pour gonfler rapidement le nombre d’appelants.
Règle d’or du placement : disposez les appelants bec face au vent, avec un espace dégagé devant vos caches — c’est là que les oies voudront se poser. Ne les serrez pas trop entre eux : les oies interprètent une concentration trop dense comme une zone sans nourriture.
Les appeaux électroniques : autorisés pour l’oie des neiges
C’est une exception importante dans la réglementation canadienne sur les oiseaux migrateurs : les appeaux électroniques sont formellement interdits pour la plupart des espèces, mais ils sont autorisés pour l’oie des neiges et l’oie de Ross, en raison de leur statut d’espèces surabondantes. À l’automne, la majorité des chasseurs les utilisent. Placez l’appeau à une dizaine de mètres de votre cache pour que les oies se dirigent vers la zone de tir et non directement vers le haut-parleur.
Au printemps, soyez plus prudents avec les appeaux électroniques : les oies ont traversé l’automne de chasse et commencent à associer certains appels aux chasseurs. Des résultats de terrain montrent que le silence ou les appels vocaux à bouche peuvent parfois être plus efficaces que les pistes sonores répétées.
Utilisez la bonne grenaille : notre guide pour choisir ses cartouches de sauvagine.
Techniques de chasse : les deux grandes approches
La chasse aux appelants : la méthode classique
C’est la technique la plus répandue et la plus productive au Québec. Le principe : installer un groupe d’appelants réalistes dans un champ fréquenté par les oies, se camoufler dans une cache, et attendre que les volées en migration s’y posent. La cache de type « bed » — à plat sur le sol, entre les appelants — est spécifique à l’oie blanche. Elle offre une vue panoramique de l’approche des volées et minimise votre silhouette au sol.
- La veille : repérez le « X » — le champ où les oies s’alimentent activement. Observez à la jumelle depuis un endroit discret les trajectoires d’approche.
- Le jour J : installez-vous à la noirceur, avant 5h du matin. Le tir n’est autorisé que 30 minutes avant le lever du soleil.
- Condition météo idéale : un bon vent — les oies sont plus actives et mobiles par vent modéré (15–30 km/h). Par temps calme et ensoleillé, elles ont tendance à rester sur l’eau.
- Attendez que les oies soient en approche finale et encore en vol — ne tirez pas sur les grands groupes qui survolent en altitude, ça « brûle » le territoire pour les chasseurs des environs.
Les mêmes bases s’appliquent : voyez comment installer ses appelants et appeler les oiseaux.
La chasse à l’approche : plus active, moins d’équipement
Cette technique ne nécessite ni appelants ni cache — elle convient bien aux chasseurs qui veulent démarrer sans investissement majeur en équipement. Le principe : repérer un groupe d’oies qui se nourrit, déterminer leur direction de déplacement, se positionner en aval et s’approcher lentement en se camouflant dans les fossés ou derrière la végétation haute. La version avancée consiste à avancer derrière un panneau peint en forme de vache — les oies ne sont pas effarouchées par les bovins et laissent l’approche se poursuivre plus près.
La chasse à l’approche est moins appréciée des chasseurs aux appelants car les oies dérangées deviennent méfiantes dans les environs. Si vous chassez dans un territoire où d’autres chasseurs sont installés avec des appelants, privilégiez la technique aux appelants par respect mutuel.
Où chasser : les meilleurs territoires au Québec
Les grandes régions de passage
- Centre-du-Québec (zones 6, 7, 8) : les champs de foin et de maïs attirent des concentrations importantes d’oies aux deux saisons. Victoriaville et ses environs sont réputés pour la chasse à l’oie.
- Montmagny et Bas-Saint-Laurent (zone 1, 2) : territoire historique de la chasse à la sauvagine au Québec. La batture du fleuve Saint-Laurent à Montmagny est l’un des sites de rassemblement les plus importants de la côte est pour l’oie des neiges.
- Lac-Saint-Jean (zones 26, 27) : important couloir de passage au printemps. Les guides de La Cache Outfitters y opèrent jusqu’à fin octobre à l’automne.
- Côte-du-Sud et Chaudière-Appalaches (zones 1, 2) : secteurs agricoles intensifs, idéaux pour repérer les oies qui se nourrissent dans les champs de soya et de maïs.
Terres privées : la règle de base
La grande majorité de la chasse à l’oie des neiges se pratique sur des terres agricoles privées. Vous devez obtenir l’autorisation du propriétaire avant d’y accéder. Dans la pratique, les agriculteurs refusent rarement : les oies causent des dommages importants aux champs de foin et de légumineuses, et les chasseurs contribuent à réduire la pression sur leurs cultures. Demandez poliment, respectez les champs et laissez le site impeccable après chaque sortie — c’est la meilleure façon de conserver l’accès d’une saison à l’autre.
Les pourvoiries : idéal pour débuter
Pour une première expérience guidée de la chasse à l’oie blanche, les pourvoiries du Lac-Saint-Jean et du Centre-du-Québec offrent des packages clé en main : territoire prospectés, appelants fournis, guides expérimentés. C’est l’option idéale si vous n’avez pas encore d’équipement ou si vous souhaitez apprendre les techniques avec des professionnels. Consultez notre guide pour organiser un séjour de chasse en SÉPAQ (À VENIR) pour les territoires gérés.
Chasser avec un guide : 5 pourvoiries recommandées au Québec
Pour une première expérience ou pour maximiser vos chances sur un nouveau territoire, chasser avec un guide est souvent la meilleure décision. Les pourvoiries spécialisées en oie blanche connaissent les routes de migration au jour le jour, disposent d’équipement professionnel et ont négocié l’accès à des terres agricoles privées sur les meilleures haltes migratoires du Québec.
| Pourvoirie | Territoire principal | Saisons | Point fort | Hébergement | Site web |
|---|---|---|---|---|---|
| Le Goose Shack Outfitters | Lac-Saint-Jean, Baie-du-Fèbvre, Bas-Saint-Laurent | Automne + Printemps | Oie blanche, bernache, canard, bécasse, dindon, ours. Forfaits corporatifs disponibles. | Partenariats hébergement selon territoire | legooseshack.com |
| La Cache Outfitters | Victoriaville (automne), Baie-du-Fèbvre, Cap-Tourmente, Montmagny, L’Isle-Verte (printemps) | Automne + Printemps | Oie blanche, bernache, canard, cerf. Repérage quotidien. Territoire exclusif 1 000+ acres. | Lodge entre Québec et Montréal — chambres + repas inclus | lacacheoutfitters.com |
| Pourvoirie Anna Roy & Fils | Isle-aux-Grues — fleuve Saint-Laurent (Chaudière-Appalaches) | Automne (sept.–mi-nov.) | Oie blanche en battures de scirpe. Chasse unique en milieu insulaire. Canard en complément. | Chalets sur l’île (accès traversier ou avion depuis Montmagny) | pourvoirieannaroy.com |
| Pourvoirie Esprit de l’Ours | Lac-Saint-Jean (automne) + région Montmagny (printemps) | Automne + Printemps | Oie blanche, bernache, gros gibier (orignal, ours). Forfaits mixtes sauvagine + grande nature. | Hébergement en forêt boréale — lodge rustique | espritdelours.com |
| Pourvoirie Roger Gladu | Lac Saint-Pierre — fleuve Saint-Laurent (zone 7–8) | Automne | Chasse au canard en marais, oie blanche et bernache. Accès exclusif île Dupas (biosphère UNESCO). | Chalets 4 saisons sur site — repas disponibles | pourvoirierogergladu.com |
Le Goose Shack Outfitters — Le spécialiste mobile
Le Goose Shack se distingue par son approche nomade : l’équipe suit la migration au fil des semaines, se déplaçant entre le Lac-Saint-Jean, Baie-du-Fèbvre et le Bas-Saint-Laurent selon où les oies se concentrent. C’est l’option idéale si vous voulez maximiser le nombre de contacts avec le gibier. Ils offrent aussi des forfaits corporatifs. legooseshack.com
La Cache Outfitters — Le référence multiterritoire
La pourvoirie la plus établie de cette liste, avec des accès exclusifs sur plusieurs des plus importantes haltes migratoires du Québec — Baie-du-Fèbvre, Cap-Tourmente, Montmagny et L’Isle-Verte au printemps, Victoriaville et le Lac-Saint-Jean à l’automne. Le repérage quotidien de leurs guides assure une qualité de chasse constante. Lodge avec hébergement et repas inclus entre Québec et Montréal. lacacheoutfitters.com
Pourvoirie Anna Roy & Fils — L’expérience unique en milieu insulaire
Isle-aux-Grues est l’un des rares endroits au Québec où la chasse à l’oie des neiges se pratique en battures, sur le scirpe (la plante préférée des grandes oies des neiges). L’expérience est radicalement différente d’une chasse en champ agricole — ambiance fleuve, accès en traversier ou en avion depuis Montmagny, et hospitalité insulaire légendaire. Saison automnale seulement (septembre à mi-novembre). pourvoirieannaroy.com
Pourvoirie Esprit de l’Ours — La nature boréale en bonus
Basée au Lac-Saint-Jean pour l’automne et dans la région de Montmagny pour la récolte de conservation printanière, Esprit de l’Ours offre des forfaits mixtes qui combinent la chasse aux oiseaux migrateurs avec les grandes espèces (orignal, ours noir). Une bonne option si vous souhaitez combiner la chasse à l’oie avec un séjour de plein air complet en forêt boréale. espritdelours.com
Pourvoirie Roger Gladu — Le lac Saint-Pierre et la biosphère UNESCO
La Pourvoirie Roger Gladu propose une chasse en marais au bord du lac Saint-Pierre, une réserve mondiale de biosphère. L’accès exclusif à l’île Dupas et à son sanctuaire de sauvagine en fait un territoire à part — la chasse au canard y est le point fort, mais l’oie blanche et la bernache sont également présentes à l’automne. Les guides fournissent l’embarcation, l’équipement et même un chien rapporteur. pourvoirierogergladu.com
Conseil pratique : réservez tôt. Les meilleures dates des pourvoiries populaires partent en février–mars pour la saison automnale. Le Goose Shack et La Cache Outfitters ont souvent des disponibilités limitées pour les fins de semaine de pointe en octobre.
FAQ — Questions fréquentes
Quelle est la différence entre la chasse automnale et la chasse de conservation printanière ?
La saison automnale (septembre à décembre) suit les règles générales de la chasse aux oiseaux migrateurs. La chasse de conservation printanière (environ avril–mai selon les districts) a été créée spécifiquement pour réduire la surpopulation d’oies qui détruisent leurs propres aires d’alimentation arctiques. Les règles y sont plus souples : appeaux électroniques autorisés, pas de limite de possession, munitions non toxiques obligatoires. C’est souvent la saison la plus accessible pour les débutants.
Peut-on utiliser de la grenaille de plomb pour chasser l’oie des neiges ?
Non. La grenaille de plomb est interdite pour la chasse à tous les oiseaux migrateurs au Canada, incluant l’oie des neiges. Vous devez utiliser de la grenaille non toxique : acier (le plus courant et le moins cher), bismuth ou tungstène. Pour l’oie des neiges, les tailles BB, 1 ou 2 en acier avec des cartouches de 3 ou 3,5 pouces sont recommandées pour assurer la puissance nécessaire à longue distance.
Combien d’appelants faut-il minimum pour débuter?
Pour une première installation fonctionnelle, 24 à 36 appelants sont un minimum raisonnable. À l’automne, vous pouvez en mettre des centaines pour être vraiment efficace — mais il est courant de combiner les appelants de plusieurs chasseurs du groupe. Au printemps, la qualité prime sur la quantité : 100 appelants plein corps bien disposés seront plus efficaces que 400 leurres-sacs de mauvaise qualité face à des oies « éduquées ».
L’orange fluorescent est-il obligatoire pour chasser l’oie des neiges ?
Non. L’oie des neiges est une espèce de sauvagine — le port du dossard orange n’est pas requis pour cette chasse. Au contraire, vous devez porter un camouflage aussi discret que possible. Au printemps, un camouflage blanc ou blanc cassé (pour se fondre parmi les appelants blancs) est recommandé. À l’automne dans les champs, les camouflages bruns et beiges fonctionnent mieux.
Peut-on chasser l’oie des neiges seul ou faut-il être en groupe?
Techniquement, vous pouvez chasser seul, mais la chasse à l’oie des neiges est naturellement plus efficace en groupe — vous pouvez mettre en commun les appelants, alterner les tirs, et couvrir un plus grand secteur. De plus, installer des dizaines d’appelants seul avant l’aurore est une tâche fastidieuse. La plupart des chasseurs d’oie blanche chassent en groupe de 2 à 6 personnes.
Peut-on manger l’oie des neiges ?
Absolument. L’oie des neiges est un gibier de qualité — sa viande est riche, foncée et savoureuse, comparable à celle du canard. Les juvéniles (jeunes de l’année, identifiables à leur plumage gris tacheté) sont généralement plus tendres que les adultes. Les chasseurs québécois en font des confits, des rillettes, ou simplement des poitrines marinées et grillées. Un troupeau de gibier de qualité qui se régule lui-même — c’est l’une des grandes forces de cette chasse.
Une chasse spectaculaire, accessible dès la première saison
La chasse à l’oie des neiges n’exige pas des années d’expérience pour être réussie — elle demande surtout de la préparation, du repérage la veille, et une installation soignée. La saison de conservation du printemps est particulièrement accessible aux débutants : dates plus longues, limite de récolte généreuse, règles souples sur les appeaux électroniques.
Pour bien vous équiper avant votre première sortie, consultez notre guide sur les vêtements de chasse au Québec par saison. Et si vous souhaitez explorer d’autres chasses printanières, notre guide sur la chasse à la dinde sauvage au Québec vous donnera tous les outils pour commencer. Cet article fait partie de notre guide plus large sur la chasse à la sauvagine au Québec.



